Michael Lucken

Michael Lucken

Publié le lundi 23 mai 2016

Michael Lucken est né à Genève en 1969. Maître de conférences, puis professeur à l’Inalco depuis 2000, il y dirige actuellement le Centre d’Études Japonaises (CEJ).

Après des études d’art, il tente au début des années 1990 de monter une galerie d’art contemporain. Il poursuit en parallèle l’apprentissage du japonais commencé en cours du soir à l’Inalco en 1988. En 1999, ayant abandonné l’idée d’exercer dans le marché de l’art, il soutient, sous la direction de Jean-Jacques Origas, une thèse sur l’art et la politique artistique au Japon pendant la Seconde Guerre mondiale grâce au soutien de Tan.o Yasunori et Kawata Akihisa.

Après avoir publié l’Art du Japon au vingtième siècle, un ouvrage qui fut salué par Kikuhata Mokuma comme un « véritable aiguillon dans l’histoire de l’art moderne japonais », il s’intéresse aux monuments aux morts et à la photographie de guerre, deux objets qui lui permettent de continuer à faire dialoguer histoire et esthétique. Ce travail trouve son aboutissement dans les Japonais et la guerre, 1937-1952, un ouvrage récompensé en 2014 du Prix Thiers de l’Académie française.

Membre de l’Institut universitaire de France entre 2010 et 2015, Michael Lucken profite de cette période pour développer une réflexion sur la création à l’époque moderne à travers le prisme négatif de l’imitation. S’appuyant sur la pensée de Nakai Masakazu, il montre que le rejet de l’imitation est toujours un outil de domination, que ce soit au niveau des relations internationales, de la hiérarchie des arts ou des rapports sociaux. À travers l’analyse des œuvres d’art moderne japonais, il tente de mettre en évidence un processus d’imitation / création « alternatif » qui assume ouvertement la part de l’imitation sans pour autant lui attribuer une place fixe.

Principaux ouvrages et articles

  • Livres
    • Imitation and Creativity in Japanese Arts from Kishida Ryūsei to Miyazaki Hayao, New York, Columbia University Press, 2016, 248 p.
    • Nakai Masakazu. Naissance de la théorie critique au Japon, Dijon, Les Presses du réel, 2015, 262 p.
    • Les Japonais et la guerre, 1937-1952, Paris, Fayard, 2013, 400 p.
    • 1945-Hiroshima : les images sources, Paris, Hermann, 2008, 201 p.
    • Grenades et Amertume. Les peintres japonais à l’épreuve de la guerre, 1935-1952, Paris, Les Belles Lettres, 2005, 446 p.
    • L’Art du Japon au vingtième siècle : pensée, formes, résistances, Paris, Editions Hermann, 2001, 273 p.
  • Direction scientifique d’ouvrage
    • Le Japon après la guerre (dir., avec A. Bayard-Sakai et E. Lozerand), Arles, Picquier, 2007, 406 p.
  • Traduction
    • Kishida Ryūsei, La Peinture crue. Regards sur l’art et l’ukiyo-e, Paris, Les Belles Lettres, 2011, 207 p.
  • Articles
    • «Les limites du ma : retour à l’émergence d’un concept « japonais »», Nouvelle Revue d’Esthétique, no 13, PUF, 2014, p. 45-67.
    • «A la poursuite infinie des désirs intérieurs  : Yanagi Sôetsu avant le Mingei», Cipango, no 16, Inalco, 2011, p. 21-39.
    • «Autour de quelques os  : la mémorialisation des criminels de guerre de guerre de catégorie A», Cipango, no 15, Inalco, 2008, p. 101-127.

 
 
 

ses ouvrages
les-fleurs-artificielles

LES FELURS ARTIFICIELLES
Mickael Lucken

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